CHASSE DU 24 MARS 2005
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CARACTERISTIQUES: Lieu concerné: Au sud-ouest d'Angers |
INTRODUCTION
Avec une fin d'hiver particulièrement rude, se prolongeant jusqu'aux premiers jours du printemps météorologique (1er mars), le début de la saison orageuse 2005 paraissait encore bien loin! Mais le thermomètre fit une belle envolée à la mi-mars (24,6°C à Angers le 19 mars), entraînant même quelques records de "chaleur" pour ce mois. Nous étions alors en droit d'attendre une petite récompense, suite à ce petit coup de chaud survenu très brutalement. Un rafraichissement est rapidement envisagé par les modèles, le tout accompagné d'une dégradation du temps, qui pouvait être orageuse dans la configuration visible sur l'analyse GFS de 12h ci-dessous. Alors que la France se situe dans un marais barométrique, un thalweg va venir titiller le nord-ouest, provoquant l'arrivée d'une langue froide en altitude (-25° à 5500m).
RECIT
Déjà la veille au soir, l'ambiance était pesante. Il fesait doux et le ciel s'emplissait progressivement de nuages pré-orageux. Alors que j'emplissais mon réservoir de sans plomb 95, ma tête s'emplissait, elle, d'espoirs grandissants. Toutes les conditions semblaient donc réunies à leur plus haut niveau, et c'est sans plisser les yeux (car oui, la nuit va être longue) que je me dirigeais vers le centre-ville. Il faut bien le dire, une soirée entre étudiants, quelque peu arosée (dans les limites du raisonnable evidemment) me fit alors oublier la situation météo pendant quelques heures. Plus de surveillance donc lors de cette nuit festive. Ce n'est qu'en me réveillant le lendemain chez mon hôte que je me remémorai ce pourquoi je m'étais préparé aujourd'hui. Néanmoins, un coup d'oeil par la fenêtre m'a éblouit plus par la luminosité que par l'esthétisme du ciel. Mes instincts de chasseur ne sont à coup sûr pas encore réveillés...
Je sors finalement de cet appartement pour regagner à pied ma voiture. C'est à ce moment (il n'est jamais trop tard) que j'aperçois au coin d'une rue, des sommets nuageux équivoques. J'attends de parvenir à la place du Général Leclerc et sa large perspective pour photographier ce qui ressemble à un sommet de Cumulonimbus:

Pas de quoi courir jusqu'a la voiture pour l'instant.
A l'approche de la gare, le ciel devient de plus en plus menaçant, confirmant mes précédentes supputations
L'averse s'évacue rapidement vers le nord-est, mieux vaux rentrer déjeuner avant de partir chasser d'autres spécimens.
Les quelques kilomètres à parcourir sont une bonne occasion de scruter le ciel... et de s'arrêter pour prendre une nouvelle photo:
Ceci est déjà beaucoup plus intéressant! Dommage que des nuages parasites cachent partiellement la vue.
Ciel chaotique a tous les étages...

Mais c'est surtout l'image suivante qui me dissuadera d'attendre plus longtemps avant de partir en chasse:
Ces congestus bouillonant de toute part se situent au sud-sud-ouest de ma position. Prenons alors la direction de Cholet sur la N160.
Après 5km, petit arrêt pour faire un point sur la situation. Vers le nord nous pouvons distinguer au loin le Cumulonimbus que j'ai vu frôler Angers. Le petit est devenu gros visiblement...
On voit bien sur cette photo les bourgeonnements qui l'alimentent dans sa partie sud-ouest.
Mais ce qui m'intéresse se situe plus au sud. Enfin au sud-ouest...
Ne serait-ce pas un sympathique Cumulonimbus Calvus?
Une seule chose à faire désormais: