CHASSE DU 17 JUILLET 2005
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CARACTERISTIQUES

Lieu de départ: ANGERS (49)
Lieu concerné:
Nord Maine-et-Loire, Centre Sarthe
Distance parcourue: 210km
Départ: 17h45 Fin: 1h30 du mat'
Nombre de photos réalisées: 115

INTRODUCTION

La saison est décidémment bien lancé cette année. Les vagues orageuses se succèdent à intervalle plus ou moins réguliers, nous offrant ainsi une bonne platée de sensations fortes. Ma dernière sortie datait du 4 juillet, alors qu'un MCS très actif était né de façon quelque peu innatendue sur le centre-ouest de la France. Je n'avais par contre pas gardé beaucoup de traces de cette nuit folle, la faute à des précipitations ininterrompues. Pas de panique, ce problème sera en partie éradiqué l'année prochaine, lorsque j'aurais conçu un système "maison" qui permet la prise de photos de l'intérieur de la voiture! En attendant, la dégradation escomptée en ce 17 juillet devait me permettre de rattraper ce semi-échec. Heureusement que je ne savais pas encore que ce serait la dernière journée intéressante de l'été 2005 dans la région...

Avant d'aller plus loin dans l'analyse de la situation météorologique, je me propose d'introduire (car nous sommes dans une introduction) les trois intervenants principaux dans ce dossier:
- Chris, webmaster de la CHC
- ThierryC, photographe reconnu
- La Loire, grand fleuve sauvage...

 

LA SITUATION METEO


A noter: Sur cette carte, les lignes blanches, nommées "Isobarres" représent les pressions au sol. Les dégradés de couleurs, quant à eux, définissent les Géopotentiels à environ 5500m d'altitude. Qu'est-ce-qu'un géopotentiel? Puisque ce serait trop fastidieux à expliquer, retenez simplement que cela correspond, globalement, à la pression en altitude. Et débrouillez-vous avec Google si vous voulez en savoir plus ;)
Les lettres T désignent les dépressions de surface, à l'opposé des H qui représentent les anticyclones.
Enfin, les pointillés gris indiquent la température à 850hPa (soit environ 1500m).


Sur cette analyse du 17 juillet à 00h TU (donc 02h locales), on peut déjà cerner une bonne partie des éléments qui seront déclencheurs. Un profond talweg (prolongement d'une dépression) a fini par se creuser et à s'isoler en goutte froide (= bas géopotentiels) sur l'Atlantique, orientant par la même occasion le flux d'altitude au sud-ouest à l'avant de lui-même (vous suivez?). Au sol, l'air est déjà chaud, et les températures vont donc se montrer caniculaires durant la journée. Ce talweg va se déplacer progressivement vers l'est, et amener de l'air froid au dessus de la chaleur. Dans le même temps, c'est une dépression de surface qui se creuse sur la France, matérialisée par le "T" sur la côte Ouest.


Sur cette carte, représentant les températures à 1500m d'altitude, on voit aisément la bulle froide pousser la langue chaude.


Cette nouvelle analyse à 500hPa, mais du 18 juillet à 00h TU cette fois, permet d'illustrer le déplacement du talweg d'une part (sur un axe ouest/est), et de la dépression de surface d'autre part (sur un axe sud-ouest/nord-est).

Attention, pour les non-initiés, le schéma suivant risque de piquer les yeux! Si vous vous sentez visés, passez à la suite (et si ce n'est déjà fait)!

Ce radiosondage de Bordeaux, le 17 juillet à 14h est intéressant à plus d'un titre. La principale chose que l'on peut noter est la très forte accélération des vents en altitude, dès 4000m (jusqu'à 140Km/h au niveau de la tropopause!). Ce cisaillement de vitesse rend difficile l'éclosion de cellules en perturbant les courants ascendants mais il peut, à contrario, favoriser le renforcement des orages.
On remarque aussi une grosse inversion de température à 850hPa. Dans ces conditions, il est très difficile pour un cumulus de se développer (forçage obligatoire...)

Dernière remarque: le Cape, qui s'élève à 378 Joules, montre une instabilité plutôt faible.

Pour de plus amples explications, s'adresser à quelqu'un de plus compétent que moi!

Je crois que nous en avons assez fait pour la partie théorie, d'autant plus que, comme vous le savez peut-être, ce n'est pas mon point fort. Tout ceci ne reste que schématique et il est temps de voir ce que cela va donner sur le terrain! Allez hop, passons au récit!

 

RECIT

 

Je venais de faire le point sur toutes les prévisions météorologiques. Nous étions samedi soir, le 16 juillet plus exactement. Mais je n'en oubliais pas moins que ce qui fait la qualité d'un bon chasseur, c'est l'observation! Alors je mettais le nez à la fenêtre, pour scruter le ciel, à la recherche de signes avant-coureurs. Et ils étaient là! Oui, ils étaient bien là, ces coquins Altocumulus Castellanus. Je dis "coquins" car ils ont beau représenter les nuages pré-orageux par excellence, leur présence à maintes reprise dans le ciel angevin a souvent été trompeuse et suivie d'inactivité atmosphérique totale. Enfin, ne les blâmons pas pour autant! Ils n'y sont pour rien finalement... (c'est quand on commence à personnifier les nuages que le niveau passionnel devient inquietamment élevé...)

La photo ci-contre vous donne un aperçu du ciel tel qu'il était en soirée. A noter que les altocumulus furent bien plus développés dans l'après-midi.

Les batteries de l'appareil photo et du camescope sont en charge. Il ne me reste plus qu'a recharger les miennes, par le biais d'une longue période passée en position alongée et les yeux fermés. Comment vous dites? Le sommeil? Oui, c'est surement cela...

 

 

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