(MINI)CHASSE DU 16 AOUT 2009
Encore une chaude journée sur le bassin Grenoblois, une de plus. Nous sommes déjà le 16 août et rien ne semble vouloir épuiser cet été formidable entre chaleur et dégradations orageuses régulières. Régulières à l'échelle nationale, mais on ne peut pas dire que Grenoble soit gâté cette année. C'est pourquoi, comme à mon habitude, je surveillais en ce dimanche l'évolution de la situation à distance, pour savoir vers où bondir en cas de besoin. Les prévisions n'étaient pas optimistes mais pourtant quelques orages formés sur le Lyonnais semblaient vouloir déborder sur le nord de l'Isère.
Désireux de respirer l'étouffante (antinomie voulue) fournaise Grenobloise, je décide donc de grimper dans la Yarismobile et file, toutes vitres ouvertes, vers le nord-ouest. Il ne me faut que peu de temps pour remarquer la silhouette impeccable de l'orage qui sévit plus loin, au nord de Bourgoin-Jallieu. Un très joli Cumulonimbus mais qu'il est difficile de photographier sur la rocade. A vrai dire, je comptais sur mes compères du coin pour lui tirer le portrait depuis leur promontoir du Vercors. Les bougres étaient-ils à l'apéro en ce début de soirée?
Le temps de payer justement l'apéro à ma voiture au travers d'une bonne pinte de Sans Plomb 95, et de me rendre sur les hauteurs de Voiron, l'orage n'est plus autant à son avantage. Cela dit, le coucher de soleil s'effectue dans une ambiance encore instable intéressante.
Vers le nord-ouest, le ciel est plus foncé, et j'aperçois même parfois des flashs lointains. Le système parait pourtant en effondrement total. Sans vraiment y croire, mais un peu motivé par les Altocumulus qui parsèment le ciel, je prends tout de même la route en direction du nord, et à destination de Les Echelles.
A défaut d'orage, je profite de l'ambiance et d'une superbe lumière qui me montre le paysage sous son meilleur jour. Au dessus de ma tête, l'instabilité est bel et bien présente.
Je me prend alors à espérer quelques joyeuses surprises, sous l'effet d'une orographie provoquée par le Massif de Chartreuse, où par un apport d'humidité accompagnant la tombée de la nuit. Tiens ! Un mini rideau de pluie pendouille sous un genre de semblant de Congestus difforme à ma droite...
"Une nouvelle cellule en gestation? haha, mais non, regardez-moi cette salle g****e..." Et bam, un coup de foudre lumineux s'extirpe de la base à proximité du pied de pluie! Quelque peu ebahi, je fonce tout de même sur mon appareil photo et l'installe du mieux possible. Quelques instants plus tard, c'est la confirmation, avec un extra-nuageux en cadeau! Dommage qu'à cet instant, la luminosité est encore un peu forte et ne permet pas d'avoir une exposition optimale de la décharge.
Moment de joie intense que de voir se concrétiser les minces espoirs de cette sortie. Le tout à 9h du soir dans une atmosphère chauffée à 30°. Le bonheur quoi ! S'en suit alors une autre décharge d'autant plus esthétique qu'elle est double et que le crépuscule se fait plus doux.
Quelques autres coups de foudre s'abattirent ensuite au sein du rideau de pluie, mais de façon moins impressionnante, c'est pourquoi je vous fais grâce des photos.
Voilà une demi-heure que j'étais présent sur les lieux et toujours impressionné de voir de l'activité électrique s'extirper d'un orage aussi isolé, sec, et destructuré.
Puis les manifestations lumineuses se résumèrent à des éclairs internuageux
...Voire presque intranuageux...
Notez le petit champignon tout au fond à droite! :)
Le minuscule (qui a dit ridicule?) rideau de pluie finit par m'atteindre et s'intensifie d'ailleurs sur ma position. Les quelques flashs encore visibles ne sont pas photogéniques. Allez, rentrons donc à la maison, satisfait d'une petite soirée estivale idéale !